ENA-RDC : Entre espoir d’emploi et frustration des recalés
La cérémonie de ce 10 février 2026 marquant la sortie de la 9ᵉ promotion et l’entrée de la 10ᵉ promotion de l’École Nationale d’Administration (ENA) a ravivé le débat sur l’emploi des jeunes diplômés en République démocratique du Congo.
Pour les énarques sortants, la fin de la formation représente bien plus qu’un diplôme : c’est l’ouverture vers une carrière dans l’administration publique. Dans un contexte de chômage élevé, intégrer l’ENA constitue pour beaucoup un tremplin vers un emploi stable et une participation active à la modernisation de l’État.
Du côté des nouveaux admis de la 10ᵉ promotion, l’enthousiasme est palpable. Leur entrée symbolise l’espoir d’une insertion professionnelle dans un secteur stratégique pour le pays. L’administration congolaise, confrontée à d’importants défis structurels, a besoin de cadres formés et compétents.
Mais l’événement laisse aussi place à des frustrations. Plusieurs candidats non retenus estiment que le nombre d’admis demeure insuffisant face aux besoins réels de l’administration et au volume de jeunes diplômés en quête d’emploi. Selon eux, augmenter les effectifs des prochaines promotions permettrait à la fois de renforcer les services publics et de réduire le chômage des cadres universitaires.
Pendant que les nouveaux énarques savourent leur admission et que les diplômés de la 9ᵉ promotion s’apprêtent à intégrer les rouages de l’État, des centaines d’autres candidats rentrent chez eux avec un sentiment d’inachevé. À Kinshasa comme en provinces, la question reste posée : combien de jeunes formés l’administration congolaise peut-elle réellement absorber, et à quel rythme ?.
ENOCK KATUMBI

