Portrait :Naomie Makamba Cheffe de l’entreprise de boisson Masanga Ya Kongo.
La rédaction BE SMART, a eu privilège de s’entretenir avec elle, pour relater son parcours dans le domaine de l’entrepreneuriat.
- Journaliste : Depuis combien de temps êtes-vous dans l’entrepreneuriat ?
- Madame Naomie : Je suis dans l’entrepreneuriat depuis 3 ans et demi.
- Journaliste : Et dans quel domaine exercez-vous ?
- Madame Naomie : je suis dans la vente des jus et liqueurs.
- Journaliste : D’où est venue cette initiation
- Madame Naomie : L’idée m’est venue depuis la maladie de ma fille en 2019. Elle avait des ascaris, et pour renforcer son système immunitaire le médecin m’a conseillé pendant ce temps, de lui donner plus de fruit et légumes. Et je commençais à faire des jus 100% naturel pour elle.
- Journaliste : Et comment avez-vous quitter de la fabrication de jus fait maison, à la commercialisation ?
- Madame Naomie : En 2020, un de mes proches m’a parler du concours COPA de Matadi : un concours qui finance les projets des jeunes entrepreneurs. J’ai profité de l’occasion pour tenter ma chance. Satisfait du projet par les membres du jury, j’ai remporté le concours en 2021.
- Journaliste : Comment avez-vous fait pour vous organisez avec la récompense
- Madame Naomie : Au début, je voulais adopter la méthode industrielle fort malheureusement la somme d’argent reçu ne suffisait pas. Alors j’ai adopté la méthode artisanale. J’ai réussi à avoir un local, j’ai ensuite cherché des fournisseurs pour les fruits et les plantes. Enfin j’ai trouvé un moyen de transport adéquat pour ne pas seulement vendre à Matadi mais aussi à Kinshasa.
- Journaliste : Et quels sont les difficultés rencontrez dans la fabrication de vos boissons
- Madame Naomie : Au début, il y avait beaucoup d’échecs dans la fabrication des jus. Nous avons fait plusieurs essaies pour parvenir à trouver la bonne technique. Aussi, la difficulté de trouver des fournisseurs de confiance qui devraient chercher des fruits un peu plus loin de la ville ; J’ai même connu un cas d’escroquerie. Ainsi que m’adapter à la clientèle de cette région.
- Journaliste : Comment faites-vous pour avoir une bonne clientèle à Kinshasa, sachant que vous êtes en province.
- Madame Naomie : Pour les boissons qui partent à Kinshasa, j’ai des contrats avec quelques Restaurants, Bars et terrasses, auprès de qui je livres régulièrement. Ainsi que, des personnes chez de qui je vends seulement les produits mais pas la marque.
- Journaliste : Arrivez-vous déjà à amasser des bénéfices assez rentables depuis que vous avez commencé la commercialisation ?
- Madame Naomie : jusque-là pas encore. Je continue de me battre d’abord afin d’asseoir ma marque en province et aussi dans la capitale.
- Journaliste : Avez-vous un conseil à donner à un jeune ou une jeune par rapport à l’entrepreneuriat ?
- Madame Naomie : Oui, je dirais à ceux qui comptent se lancer dans l’entrepreneuriat de le faire. Cette expérience m’a permis de remplir mon carnet d’adresse. Bien que, les difficultés ne manquent pas, toutefois cela nous aide à éviter de commettre les mêmes erreurs.
Nous remercions à madame Naomie de nous avoir, accorder ce temps d’échange et partage de son expérience.

